samedi 30 juin 2012

La vague. (5)

Chaque jour s’écope des heures de vidange vécues dans la dégringolade du temps. Je sais aujourd’hui toutes ces remontées chargées du ruissellement d’empreintes. Elles viennent encombrer de leurs images désolées, le soir qui prépare la nuit. C’est un crissement désemparé qui recouvre peu à peu la lumière fuyante des aires nostalgiques. Ce lieu d’aliénations où toutes les matières me sont mystérieuses. Habitué à lire ce qui est, bien plus qu’à m’approprier ce que chaque chose signifie. Je m’endigue comme une citadelle craintive de la... [Lire la suite]
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vendredi 29 juin 2012

La vague. (4)

Le temps nous tient dans sa main. Toujours cette vitre où se collent nos visages. Le souvenir sort de sa soif et désaltère la pensée immédiate. Je ne sais plus si c’est l’angoisse qui affronte la réalité ou bien si c’est l’air qui s’étouffe. J’ai perdu l’image du fossile qui loge mes fondations. Des cordes de lumière sont entrelacées sur mes genoux. Il fait nuit sous la glace. Aujourd’hui encore lorsque je ne te sens pas triomphante dans mon esprit, ma voix frémit et je te cherche du bout des lèvres dans le balbutiement des heures... [Lire la suite]
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jeudi 28 juin 2012

La vague. (3)

Tu m’avais dit à l’occasion d’une confidence funambule, « je t’aimerai toujours ». Et, je me remémore combien cette phrase avait fait l’effet d’une bombarde en moi. Je sais à présent que cette sentence mortifère nous l’avons accompagnée jusqu’au trépassement de cet infini élaboré rien que pour nous. Puis, avec le temps, nous avons goûté au miel qui trouble l’eau chaude des tisanes. Mais déjà, nous terminions notre course dans le brouhaha d’un enterrement perfide où le silence prenait toute la place. Où le sentiment devançait toute... [Lire la suite]
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mercredi 27 juin 2012

La vague. (2)

La cicatrice du deuil porte avec elle le malstrom transparent des ombres sans frontière. Et le jour qui vient s’amorce à l’utopie qui révèle la saignée désespérée de la lumière intemporelle. Dans le silence, une barque transporte la parole brisée comme un écho où nous sommes engriffés l’un à l’autre. Ce qui se cache en nous-mêmes ne peut être nommé. Voici jaillir nos âmes en fumée comme une promesse désarticulée. Plus loin, dans un poème égaré et confus, des bribes de paroles bégaient le sens du monde. Une petite porte étroite nous... [Lire la suite]
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mercredi 27 juin 2012

La vague. (1)

Maintenant, le ciel brûle sur mes lèvres. Il y a de la terre dans les étoiles. Il y a des histoires fatiguées dans le souffle du vin, sur des chemins d’air, sur le basculement du lierre qui recouvre la mémoire. Tu es venue à moi, malgré la boucle du feu qui jaillit de ma poitrine. Le passé s’anéantit dans l’instant où nos yeux se croisent. Le jour tisse la lumière qui célèbre la matière. Par ici la lagune où repose le cri de la mouette, par là les galets blancs qui sortent de nos bouches. Et puis encore, le vent sans mesure qui... [Lire la suite]
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lundi 25 juin 2012

Nous sommes des graines d’eau.

La lumière existe dans le noir profond. Tes yeux fermés transportent les paysages où je réside. Il n’y a que la transparence au-delà du gouffre. La mémoire me couvre d’images et ta mort jongle avec les sentiments. Fragile est la force du vent lorsque tu murmures : je t’aime.   Il ne s’agit plus d’être caché derrière la douleur, il faut dénouer la parole qui accompagne la déchéance. Au pied de l’arbre qui défit le ciel, l’ombre est soufflée par la lumière. Le jour retentit et l’herbe se lève. Hier se fend sur la pierre... [Lire la suite]
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dimanche 24 juin 2012

Tout est magma d’ombres et de feu.

Tout existe sans moi dans la présence de ce monde. Je t’écris comme une vanne ouverte par laquelle le silence vient s’alléger. Que pourrais-je être sinon la maison de bois sur l’île volcanique aux nœuds de verdure ? Trop de rébus dans ma tête, trop d’abus. C’est l’inconstance de l’oubli jouant avec mon sang et mes lèvres. Les mots volent au-dessus des tourbillons d’eau. Ils se désagrègent dans la parole et rejoignent l’espace plat des plages où se démembre la lumière. Les lianes abattues, le sable encore chaud, nos mains sont... [Lire la suite]
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samedi 16 juin 2012

Lumière lointaine.

  Dans la bouche de l’ombre, la parole est une encre fluide Des braises d’air soufflent la voie d’espérance Rien ne brûle qui ne soit d’abord séché d’abondance Des ruisseaux et des rideaux, tous tenus debout dans l’écho Une brève résonance où ton nom s’échappe à tire-d’aile   La détresse en progrès, l’aube fumante où meurt la nuit Ton visage lisse sur la cire figée, tes lèvres ouvertes Comme une porte pour le papillon qui s’envole sans bruit Et puis des mots au rabais détachés de l’heure qui s’éloigne Un poème... [Lire la suite]
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samedi 16 juin 2012

Après, après tout.

C’est toujours difficile de raconter. Les mots écorchent mes sentiments. Ils brisent sans savoir qu’ils brisent. On croit toujours écrire pour soi de la façon la plus appropriée pour se délester d’une charge semble-t-il inaudible. Solitude haïssable et délectable, profondeurs cirées à la lisière des frontières rêches devenues des brèches par lesquelles le temps s’évapore.   Je t’évoque et te parle des éclats de souffre qui giclent de toute part. Je suis le relent d’une frustration, la suite incontournable de la rognure des... [Lire la suite]
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vendredi 15 juin 2012

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Être libre, est-ce une notion solitaire ?
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