lundi 31 août 2009

Michel de MONTAIGNE

« Tant sage qu'il voudra, mais enfin c'est un homme : qu'est-il plus caduc, plus misérable et plus de néant ? »              - Essais -
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lundi 31 août 2009

Friedrich HEGEL

« La grande ruse, c’est que les choses soient comme elles sont. »
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lundi 31 août 2009

Marina TSVETAEVA

« J’ai trouvé ma devise - deux verbes auxiliaires : être vaut mieux qu’avoir. »                       - Vivre dans le feu -
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dimanche 30 août 2009

→ 126 – Avorter du désespoir.

Au bout de tout ce qui parait être, dans l’abstinence des échos du monde, dans le dévié de ce qui est, au bout des logiques irréprimandables : le probable comme une vision visiteuse, une passante qui passe et que rien n’arrête si ce n’est le hasard. Et la perte qui nous écrit incessamment ce qui s’enfuit de nous, ce qui s’évapore ne laissant nulle trace, et la fuite identique à elle-même posée dans le prolongement des perditions comme un labyrinthe où l’on se perd et dont on ne revient pas. Et la perte comme ce deuxième soi... [Lire la suite]
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samedi 29 août 2009

→ 125 – Mirage, chavirage.

La désespérance s’éponge elle-même de ses sucs à se méprendre d’un réel convenu, d’une réalité traduite par les yeux et livrée en pâture au cœur de soi. L’image est sensation forte, elle pue l’émotion. Corps déchiqueté, aliéné aux querelles de l’esprit, corps présent dans l’absence, dans ses tentatives, ses sueurs immobiles, ses courbes ondulées et ses crachins de rencontre vaine… Mirage tissé à la matière, l’ombre qui broute fragmente le désir de vivre en des petits bocaux d’épices étiquetés et l’esprit marche sur les... [Lire la suite]
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vendredi 28 août 2009

→ 124 – A la mémoire trouée.

Le chemin de l’oubli comme la régénération de braise ancienne nécessite la pâleur des souffles cachés sous les vestes du temps. L’enfance conjure les puits fendus demeurés sans couvercle, l’adulte, lui, feint le désarroi des failles et des vertiges. Un temps pour tout. Un temps perdu comme du pain cuit aux chaufferettes de la misère et un temps à séjourner sur l’échafaud surdéterminant des couperets moralistes. Les gones de la rue se souviennent non pas des voies fréquentées mais des sensations vécues. De l’odeur des griffures... [Lire la suite]
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jeudi 27 août 2009

→ 123 – Habiter l'enfui.

Cela ne change rien. La vie demeure à l’écho de son apocalypse originelle. Aussi impossible qu’un nénuphar poussant dans le ciel. Aussi criante qu’un enfant venant de naître du ventre de l’univers. Je n’ai d’autres alternatives que de chercher à en effacer ses débordements, en gommer se dépassements et ses épanchements outre lieux, outre zone, outre le lieu-dit de fertilité accrédité. Oublier les séquelles. Oublier les sensations de dépouillement. Etre seul, mais entier. Etre absent de sa présence. Défait de son empreinte mais... [Lire la suite]
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mardi 25 août 2009

→ 122 – Loin des temps conçus.

Hémorragie de brouillard dans les ouates du silence, l’acuité chiffonnée, le pur de l’instinct remplit de l’encre de nos fuites, le vide comme seul désert habitable. Un autre temps, un autre jour, pour immoler les fadaises et enterrer les futilités. Un autre jour semblable et différent, complice aux questions sans réponse, au vivre sans mémoire, aux gestes autres que des gestes. Un jour de toutes choses et d’émotions déracinées aux fleurs de nos jardins vierges. Un jour sans nuit et sans lumière, juste fait de nos couleurs et... [Lire la suite]
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lundi 24 août 2009

→ 121 – Vagabond cerné et aveugle.

Entre la chair de la nuit et l’aube, entre la pagaille des noirs qui s’entrechoquent et la lueur toujours renouvelée d’un matin qui fixe l’horizon comme une aventure nouvelle à recommencer et à continuer, il y a la peau de l’heure où se transfuse l’énigme profonde comme un régime mystérieux. Volonté de néant, noire. Perte d’innocence, noire aussi. Hiéroglyphes résiduels comme autant de signes où se culbutent les instants inhabitables. Toute une panoplie de noirs profonds, féroces et enthousiastes : des noirs aussi épais que des... [Lire la suite]
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dimanche 23 août 2009

→ 120 – Tu m’accompagnes.

Ce qui ne peut s’extraire des bouches et qui va s’écraser au fond de la gorge, ce qui invisible fouette le cœur comme un vent déchainé, tout s’en va gueuler solitaire dans le brouillard lapant des terres incultivées. Il faut être nomade pour envisager de fouler cet inconnu. Sans pays aucun. Vierge de charité. Livré à une éternité paraissant immobile d’où coule la fierté des temps souterrains. La parole vide de pensée, le silence acculé à l’errance des vapeurs traversant les frontières, voilà ce qui n’existe pas prendre la forme... [Lire la suite]
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