dimanche 23 décembre 2012

L’informulé.

La pierre sèche n’a pas de verdict L’engloutissement et la profondeur Taisent les éraflures Seul demain est une présence Le présent stoppé dans le brouillon La marge ne sort pas de la page Une verrue d’amiante dégorge Son crachin de popeline L’horizon a la raie au milieu Nausées dans les mines Des fossiles se transforment en missiles L’œil cherche l’assemblage Dans la décharge du vide Cette antichambre du néant Où toute apparence se froisse En croix comme une église de glace L’amour est ma dernière solitude Du pain et... [Lire la suite]
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mardi 27 novembre 2012

Après la passerelle.

Des sourires creusent l’attente. Des portes s’ouvrent, un chevalet porte le ciel. Encore quelques mots suspendus à tes lèvres, prêts à se briser dans le silence. Une présence faite de peurs, de fumées et de grimaces tourbillonne dans le vide. Mémoire à laquelle je ne peux rien extraire d’autre que des tatouages nus livrés à des promesses compactes. Derrière chaque mot un chaos en rut. La parole est chahutée par le hurlement de la mort. Le suicide est ce vieux tronc d’arbre auquel on a arraché les racines. Toute la nuit je marche... [Lire la suite]
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jeudi 1 novembre 2012

Le refuge est fugitif.

Si l’ombre nous cache, il faut s’en libérer. Derrière mon alphabet, la montagne se hisse pour te faire croire aux sourires dans l’encoche. Le regard d’un œil de verre est porté disparu dans la veine pure du blé créateur. Tout vient à moi et repart. J’embrasse le cristal plié sous la paupière. Je cours sur le givre et scrute dessous. Il faut savoir oublier ce qui se lève après la voix. Le jour est un voyage, la nuit un abri. La mer s’écrit dans les vagues que la houle façonne. L’enfance est une plage pour les langues échouées. Midi à... [Lire la suite]
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vendredi 12 octobre 2012

L’instant frugal du dire.

Une beauté relative cligne des yeux dans le berceau des significations. Je ne parle pas de celle liée au monde matériel et aux monceaux trépidants d’une époque et d’une éducation morale. Non, j’évoque celle qui traverse les sens nus pour aboutir à une émotion pure. Cette beauté là, elle s’inspire de la sensualité naviguant à vue dans l’air. Je la retrouve quelquefois dans mon ventre, à l’abri du jour. Elle féconde doucement des heures aveuglantes, perçantes comme des flèches de lumière. Aujourd’hui, je sens fleurir une nouvelle... [Lire la suite]
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samedi 1 septembre 2012

A la prise de l’éclat.

Je dors d’un sommeil lustré par des images flottantes. J’occupe le blanc brouillard qui cache le désordre établi dans le couac des mémoires. J’habite sous la paupière de l’avenir et de l’éclair qui disjoncte la ligne blanche sur la route de l’infini. L’absence n’est plus vide, les heures camphrées se diluent à la marée du temps. Quelques cloaques d’alcool se dissipent dans l’étendue ouverte. Mes pensées s’envolent librement. La peur est devenue solitaire, j’ai dépassé la cime de l’ego. Le vertige qui m’accompagne est maintenant la... [Lire la suite]
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mercredi 22 août 2012

Les fentes de la déhiscence.

Nous sommes devenus la nuit que nous embrassons. Nos bouches défaites comme les draps de nos couches incertaines. Tes yeux dans la serrure du vertige et mes mains sur le sommet du souvenir. Dans l’obscurité, défile l’étincelle de nos langues et la pluie recouvre l’appel des muses. Jardin privé au milieu de nul part. Nos silences convertis à la gestuelle des corps dénudés. Des papillons posés sur des étoiles, nous enneigeons nos soupirs à la pureté de nos âmes. L’écho des vagues douces remue autour de nous comme des ombres chinoises.... [Lire la suite]
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lundi 20 août 2012

Tu t’en vas.

Nous avons connu la descente aux enfers où l’omnibus ouvre ses portes à chaque arrêt. Dis-moi quelque chose, ne laisse plus crisser ta voix sur l’horloge métallique sans que le doux murmure de la grande aiguille ne bouge. Après la vie, c’est la passerelle des ondes. Que veux-tu, il n’y a plus de lumière et les rails poursuivent l’infini jusqu’aux seuils de nos peaux. Dis-moi, encore un peu, la java des mots sortant de l’accordéon des ombres. Viens, retournons sur la colline cueillir les flammes de nos rêves anciens. Ramassons ce... [Lire la suite]
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samedi 7 avril 2012

Une nostalgie pour donner du sens.

Le cœur est sans cesse menacé par le manque de souffle. L’amour désaltère les sentiers arides où la menace s’est polie. Des poussières venimeuses se répandent avec le vent, elles déboisent les arpents solitaires. Voyageur aux mille chemins toutes les routes se croisent comme des bosquets de ronces. Toutes les étincelles mortes s’endorment dans le même oubli. Le bruit qui s’amoncelle derrière nous n’a plus d’orchestre. Sur le miroir de tes yeux, la cascade des jours heureux s’achève. Nous sommes séparés, arrachés au lait du jour. Une... [Lire la suite]
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vendredi 16 mars 2012

Hérésie et dissidence.

Un seul et unique mot pour dire tous les autres Chemise au col défait Bouton décousu tombé par terre Fermeture sous l’éclair tiré par le bas   Un seul et unique sens pour livrer la terre Collée sur la poitrine du vide Ta parole fourche et la poésie nous cherche   Le retour solitaire des sans visage Nomme les aveugles étourdis Et les citadelles éclairées veillent sur le noir Précipice des mémoires perforées   Chacun roule sa brûlure Et peuple le feu Au milieu de la place enneigée Où s’abîme le ciel ... [Lire la suite]
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lundi 12 mars 2012

Comme des ronces gisantes.

Comme des ronces gisantes, les sauterelles dorment sous la paille bleue du ciel. La parole émue a des accents déchirés comme des voiles. Un coq de fer scellé sur le toit se penche sous le poids du soleil et surveille l’horizon. Le langage hara-kiri fend les ombres déferlantes. Un secret jalousement gardé dans l’air voyage d’un bout à l’autre de quelques puissances ingouvernables où la pensée échoue sa prose morose. Des fragments de lumière dessoudés du jour glissent spontanément dans le crâne déstructuré. Un travail de mémoire se... [Lire la suite]
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