lundi 18 novembre 2013

Existant pour vivre.

Existant pour vivre, je traverse un trou de mémoire à la manière d’un cul-de-jatte sans béquille. Je cohabite avec un monde de niaises figures dont la pâleur reflète des références culturelles aux zygomatiques figées. Partout le signe vital de l’expression et l’essence matriarcale grumellent à l’horizon et murmurent à l’air : « Donner n’est pas concéder et partager n’est pas libérer ». La juste parole de la conscience captive se tait dans la masse changeante de la matière. L’homme-fantôme se dissimule à l’esprit musclé... [Lire la suite]
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vendredi 15 novembre 2013

Chronique de la plaie.

Sans autre corps que le souffle du vent, demeure l’étincelle au hasard de la providence, le qui-vive penché sur la mort et l’audace perdue sur le bord du chemin. La pensée quitte l’orage qui l’encercle pour rejoindre le goutte à goutte des lumières blanches flottant sur le deuil en vadrouille. La clarté touche au sommet de l’ouvrage finissant sa course et tout se délivre au silence des solitudes partagées. Lumière de mes propres feux, au cœur des landes intérieures, j’entends se recoudre les ondes ternies tout au fond d’une énigme... [Lire la suite]
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samedi 25 mai 2013

Faiblesse vaillante.

L’écriture me porte, se pose et s’en retourne plonger dans les profondeurs inatteignables. Le temps m’apprend que l’expérience acquise n’est qu’une larme sèche sur le bout de la langue. Tout reste à découvrir.    L’écriture est le patois prolixe des sens. C’est un silence au service de l’exutoire. C’est la manche vide que parcourt notre petite voix intérieure.  En moi, tout le vide du vent qui passe Des écluses rouges harcelées par le... [Lire la suite]
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dimanche 28 avril 2013

Dans l’embrasure.

Entre nos mains les dès perdent leurs chiffres. Aucune face claire pour nous dire où vont mourir les chemins. Nous touchons à la projection qui nous retire des pieds que nous occupions et aux langues que nous marions à nos désirs. Les sentiers qui traversent nos lagunes s’amenuisent peu à peu. L’étendue perd la signification de l’immensité. Rétrécis à nos simples précarités, nous quittons le nid pour ne pas rester dans le berceau des routes sans chemins. Mais, nos cœurs en dentelles de vent s’envolent d’arbre en arbre jusqu’au bout de... [Lire la suite]
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samedi 27 avril 2013

…/…

Escalader la nuit avec la corde de l’exil, aller retrouver le veilleur des rennes du ciel. Nuits de fuites sans autre imprévisibles qu’un corps à corps défait de la matière. La pensée amoureuse envoûte le feu qui calcine l’âme. Orphée laboure mes champs désespérés. Il y a tant de sang dans la lumière que ma déroute est rouge de ton ombre filetée. L’amour est derrière la porte, l’amour conjugue la mort avec l’œil du cyclone. Je croyais te tenir dans le testament de tes cendres, mais tu es un miroir d’émotions posé sur le... [Lire la suite]
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samedi 20 avril 2013

…/…

Des nœuds sans couleur tiennent ma gorge au plus prés de ton absence. Ma nuit s’est vidée sur l’aurore qui peine à franchir la lumière. Je me rappelle du noir comme d’un combat de forces obscures où mon rêve s’embrouille. Le gardien du phare s’en est allé. La mer brouillonne dans son écume blanche a absorbé l’horizon. Il n’y a plus de frontière entre mes doigts de peine et la caresse qui danse dans ma mémoire. Tu es sur toutes les berges où l’eau se meurt. Il pleut dans mes yeux et le salin creuse mes paupières à l’envers du regard.... [Lire la suite]
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vendredi 5 avril 2013

Je ne crains rien, j’ai le vertige !

Parfois, le savoir est un souilleur d’aube. Ermite en moi-même, j’habite la pause comme le silence sert de lit à la pensée. La douleur est une impasse. Tout s’effrite derrière son pas nonchalant. L’intention de lever la tête réprime les larmes qui tombent. Il ne peut y avoir de souffrance sans tremplin. Ce qui m’est donné à vivre n’a pas qu’une face. Je me construis toujours sur des ruines. L’eczéma sur la langue. A trop gratter la parole, elle saigne. Dans la souillure des étoiles pousse une fleur. Un tas de boue durcie... [Lire la suite]
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dimanche 24 mars 2013

L’effondrement porte en lui la signification du renouveau !

L’amour est orphelin. Ni mère, ni patrie. Il vient de je ne sais où pour tordre nos corps et dépouiller nos âmes. C’est un rôdeur sur le bord d’une lame ardente. Entre le ciel et le sable. Chacun cherche et trouve ce qui lui convient, l’interprète et le fait sien. L’amour est orphelin. Ni père, ni maison. Ses mains se glissent sous la confusion des peaux attendries. Et nos cœurs valident la solitude sous la couverture des jours qui s’installent pour l’éternité. L’amour ne se laisse pas faire. Langage pour les aveugles, il brille de... [Lire la suite]
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jeudi 7 février 2013

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Une fois encore, cloué dans la nuit, je cherche dans ma mémoire les moments de bonheur justifiant les gorgées de mon cœur. Les gestes accomplis par mon esprit se meurent collés à ta présence passive. Dans la vase profonde, je retrouve des pièces perdues et des fumées d’enclume. Une brouette dans les marécages file dans le brouillard. L’instant imaginaire est ébréché. Une fiole de tristesse s’est brisée dans mes veines. Ma pensée flotte dans les courants qui me reviennent au visage. L’aigre douceur parmi les songes m’entraîne avec... [Lire la suite]
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dimanche 6 janvier 2013

Un échange clos.

Je raffûte. J’ai reçu plus que je ne contiens. J’ai fais avec moi ce que l’on fait avec l’angoisse du monde Je discute toujours trop avec les silhouettes qui me traversent Sous mes paupières, un hall de gare, une place pleine, Une durite gorgée de cris et de cognées intempestives De longues tirades giclent sur des falaises A jamais sculptées par un ego sans pareil Commencer une phrase étourdie le silence J’ai perdu le sens des choses dans l’écho unique D’un bouche-à-bouche avec moi-même L’amour s’afflige d’un seul souffle ... [Lire la suite]
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