diverses et variées
dimanche 22 décembre 2013

Prisme.

La rose dort, la rose d’hors Vite, un pétale s’ennuie Vite, un peu d’air rafraîchi Mors la tige, bois le soleil La fringale est venue rejoindre la feuille Une chenille file sur les lignes du hasard Ta main plonge sous ma poitrine L’alerte est donnée, la pluie va tomber. La rose dort, la rose d’hors Taille ton cœur pour que se greffe le mien.
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jeudi 14 novembre 2013

Au cristal hérissé.

Dans la rosée du matin, mon cœur soupire. Membres en épis, l’embrun cache la misère. Tête froide, j’allume le feu où brillent mes rêves sans nombre. Une dame blanche accompagne la rasade. Je bois au sable où inassouvi je m’éteins. La foudre est au chevet du désir. Demain, je compterai les rives qui me bordent, je soulèverai mon prénom dans la tombe où dorment mes béquilles. En fauteuil roulant, j’irai sans rien cacher, m’abriter dans le gant de la pénombre et j’écouterai du bout des ongles l’air qui sculpte le... [Lire la suite]
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samedi 19 octobre 2013

Ne renais pas trop loin, tu nous manquerais.

Je suis l’être fictif auquel la réalité donne son ampleur Fil de poussière sur le miroir des turbulences, j’imagine la lumière, Royaume de poudre de joie au labyrinthe des fumées noires, Une source invisible dessine d’obscures évidences. Je défibre le vide tissé sur le bord de mes songes, Je vis de l’acte immobile caché au fond de mes tiroirs. Derrière le vent, l’haleine solaire brise les chaînes Des langueurs forestières où s’endort la lune. Visage anonyme, peut-être le mien, fondu dans le vert Des boucles de voies où... [Lire la suite]
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mardi 8 octobre 2013

Olympia Alberti.

C’est au-delà du temps : une cloche du soir, là-bas, Déverse, inattendus, les poèmes de la petite enfance Qu’on savait d’un souffle et qu’on a oubliés Ou seulement écartés Et laissés seuls, Mais sans doute n’est-ce jamais fini Le signe qui inscrit La voyelle qui chante, Le poème c’est Tous les jours commencer    D’où me vient ce soir Qu’il n’y a pas de solitude Quand bien même on est seule A jamais, Qu’il n’y a pas d’absence ? Et que le cœur est plein De ce qu’il a donné et donne Chaque jour... [Lire la suite]
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lundi 30 septembre 2013

On ne sait jamais quand savoir.

Laissez divaguer les courants sur l’aube qui s’enfuit Rouvrir la veste des jours sans charge et sans caprice Sans cesse recoudre la patience à sa première heure Le mouvement est dans la parole, tes yeux sont loin Virtus vitreux, virtuose entraîné par l’élan, virtuelle oraison Des fantasmes accroupis sous l’onde qui déborde S’accordent en ordre céleste dans les vaisseaux du sang L’instant inspiré, haletant et porté par le mot Je voudrais te dire l’orange que tu pelles Sur mes landes souterraines Tourbillons dans un cœur... [Lire la suite]
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vendredi 20 septembre 2013

L'affirmation progressive.

Je ne veille plus les mots qui accompagnent ton image Le temps brade ses oripeaux sur des places désertes Un maigre feu ripaille avec les flammes de mon cœur Etranger à ma tristesse, je recouds les lèvres du néant L’amour retourné n’est plus le lieu du je conquérant Le sable s’épuise dans le tamis de l’inépuisable inconnu Nous sommes deux et l’arbre nous domine Nous sommes seuls d’entre toutes les circonvolutions Ta bouche délivre l’aubade faîte aux lumières Ton souffle sème la vie dans la mort Et nous allons sur des chemins... [Lire la suite]
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jeudi 15 août 2013

Maurice Fombeure

Je dis : je t’aime Comme le lierre l’arbre, Je dis: je t’aime Comme la rose l’eau, Je dis: je t’aime Comme le vents les marbres, Je dis: je t’aime Comme l’eau le sanglot. Je dis : je t’aime Comme le vent du galop, Je dis: je t’aime Comme le héron l’eau, Je dis: je t’aime La liré léronlo. Je dis: je t’aime Comme les astres l’or, Je dis: je t’aime Sur le velours des morts, Je dis: je t’aime Sur la pédale d’ombre, Je dis: je t’aime Sur les Champs-Elysées, Je dis: je t’aime Sur ton ventre... [Lire la suite]
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lundi 12 août 2013

Paul Valery

La Fileuse   Assise, la fileuse au bleu de la croisée Où le jardin mélodieux se dodeline ; Le rouet ancien qui ronfle l'a grisée. Lasse, ayant bu l'azur, de filer la câline Chevelure, à ses doigts si faibles évasive, Elle songe, et sa tête petite s'incline. Un arbuste et l'air pur font une source vive Qui, suspendue au jour, délicieuse arrose De ses pertes de fleurs le jardin de l'oisive. Une tige, où le vent vagabond se repose, Courbe le salut vain de sa grâce étoilée, Dédiant magnifique, au vieux rouet sa rose. Mais la... [Lire la suite]
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dimanche 4 août 2013

L’heure coupée.

Entre le râble du temps et l’amour saignant, l’existence sensible Et la panoplie des rêves lustrés par le désir de ne jamais rompre Ma chair traverse l’oubli où rien ne manque, où tout cimente le vide Ta présence dans l’ombre, ta venue dans les perles d’eau Que la mémoire ramone, que le silence distille pas à pas Rien ne meurt plus loin où tes mains disparues s’accrochent Au ciel que je n’ai plus, aux rivières qui s’enfoncent dans la terre Tu flottes dans les voiles déchirées d’une pensée en naufrage Catapulte jaillissant de... [Lire la suite]
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lundi 29 juillet 2013

Confusion.

Image qui passe, le sang de la terre se souvient Entre ciel et colline, la mémoire joue avec la lumière Avec tant de regards perdus, comment faire le jour ? Est-ce bien l’heure que le vent emporte ? Pour quelle obscure délivrance, la nuit me demande ? De la cendre entre les mains, je touche aux étoiles Une vie de charrette pour gravir le chemin Qui m’aide à vivre, sans ne jamais me le dire ? Au-dessus du miroir le soleil chasse les ombres Un paradis perdu s’égosille dans les herbes Où des fourmis, en... [Lire la suite]
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