mardi 10 juillet 2012

La clarté des heures inhibées. (1)

J’avance là où mon cœur me guide. Et, je marche vers toi comme une aiguille perce l’étoffe. La mer vient reprendre ses vagues. Surgissant de l’eau, un sous-marin s’échoue au bord de la falaise. Des hommes hissent le pavillon de détresse. La mer écoute les hommes qui s’agitent puis elle s’aplanit comme une lumière de lune à la surface de l’eau. Nous pourrons rêver tout éveillés. Bien sûr, la mélodie des souvenances perturbées défile en filigrane et toutes les voix du monde humain s’amplifient. Mais, l’alliance à la mort s’opère... [Lire la suite]
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lundi 9 juillet 2012

Saillance. (5)

J’avance là où mon cœur me guide. Et, je marche vers toi comme une aiguille perce l’étoffe. La mer vient reprendre ses vagues. Surgissant de l’eau, un sous-marin s’échoue au bord de la falaise. Des hommes hissent le pavillon de détresse. La mer écoute les hommes qui s’agitent puis elle s’aplanit comme une lumière de lune à la surface de l’eau. Nous pourrons rêver tout éveillés. Bien sûr, la mélodie des souvenances perturbées défile en filigrane et toutes les voix du monde humain s’amplifient. Mais, l’alliance à la mort s’opère... [Lire la suite]
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dimanche 8 juillet 2012

Saillance. (4)

Nos rêves se relèvent mouillés, trempés. Ils transfèrent le réel dans un lieu clos, dans une pochette surprise. Le hasard brûle les pistes et nos pas s’engouffrent entre corps et pensées. Nos cœurs bernés tournent le dos à la fuite, à l’absence, à la lame qui poignarde nos yeux. Nous sommes prisonniers de nos frontières d’amour. Nous reculerons les frontières jalonnées d’esbroufes. Après ces heures mortes, nos pieds sont devenus des sabots dans le ciel. Je sens bien que tu me tires. Je ne vois plus rien. Ta voix me revient dans le... [Lire la suite]
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vendredi 6 juillet 2012

Saillance. (3)

Avec patience nous lustrons la pierre où la douleur s’est réfugiée. Une odeur flottante reste clouée à la poussière. L’infini se froisse comme une feuille d’automne. Infini dont je ne sais même pas la stature. Dont je ne sais rien, ni du dépôt de cascades de feu, ni du déséquilibre qui l’accomplit. Tout est trop divisible, trop fissuré. Mais, je pressens qu’il nous faudra dépasser la simple restitution d’un vécu si nous désirons briser l’écho qui nous revient de la colline. La lune est une baïonnette plantée sur la cime des pins. Un... [Lire la suite]
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mercredi 4 juillet 2012

Saillance. (2)

Plus massif que la pensée, l’orage prend la mesure des limites de l’air. Les mots se décharnent en dehors du regard. Du sucre et de l’eau convergent, une goutte d’huile remonte à la surface. La mort qui se retourne n’est plus le signe menaçant du sel qui ronge les os. Nos fantômes sont des cancrelats de lumière dissociés du jour resplendissant. Je ne sais plus de qui je suis l’amour. Je me tiens debout et pourtant l’horizon est à plat ventre. L’amour gribouille des traits secs sur cette histoire sans issue. Horizontal, vertical, une... [Lire la suite]
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mardi 3 juillet 2012

Saillance. (1)

Dans la nudité tous les cœurs sont parents. L’humanité toute entière baigne dans le sang prisonnier de la chair qui affronte le soleil. Portes ouvertes où nulle cérémonie n’a eu lieu. Mon âme porte en elle le suicide divin des arbres où ravinent les ombres désespérées. Je pose ma main sur les cendres de ton cœur et c’est le rêve qui disjoncte. Lumière de frayeur entremêlée à la joie sereine, il pleut des courgettes sur l’œil troublé de la serrure de mon jardin. Tu passes et tu perles. Tu passes et je suis. Tu passes où la marée a... [Lire la suite]
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lundi 2 juillet 2012

La vague. (6)

J’ai cessé de réagir, cessé de résister, cessé de m’insurger à vouloir absolument répondre à ce qui me touche de trop prés. Non, bien sûr, je ne m’abandonne pas complètement, mais je fais une halte soutenue dans le refuge de l’inanimé comme pour y purger l’air résurgent, comme pour aller à nouveau à la rencontre de la joie perdue. Je ne suis pas tranquille de ce que je n’ai plus. L’extase étant la seule libération que je connaisse à ce jour. Le tramé des choses vivantes renvoie l’incessant bruit de la matière. L’incessant va et... [Lire la suite]
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samedi 30 juin 2012

La vague. (5)

Chaque jour s’écope des heures de vidange vécues dans la dégringolade du temps. Je sais aujourd’hui toutes ces remontées chargées du ruissellement d’empreintes. Elles viennent encombrer de leurs images désolées, le soir qui prépare la nuit. C’est un crissement désemparé qui recouvre peu à peu la lumière fuyante des aires nostalgiques. Ce lieu d’aliénations où toutes les matières me sont mystérieuses. Habitué à lire ce qui est, bien plus qu’à m’approprier ce que chaque chose signifie. Je m’endigue comme une citadelle craintive de la... [Lire la suite]
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vendredi 29 juin 2012

La vague. (4)

Le temps nous tient dans sa main. Toujours cette vitre où se collent nos visages. Le souvenir sort de sa soif et désaltère la pensée immédiate. Je ne sais plus si c’est l’angoisse qui affronte la réalité ou bien si c’est l’air qui s’étouffe. J’ai perdu l’image du fossile qui loge mes fondations. Des cordes de lumière sont entrelacées sur mes genoux. Il fait nuit sous la glace. Aujourd’hui encore lorsque je ne te sens pas triomphante dans mon esprit, ma voix frémit et je te cherche du bout des lèvres dans le balbutiement des heures... [Lire la suite]
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jeudi 28 juin 2012

La vague. (3)

Tu m’avais dit à l’occasion d’une confidence funambule, « je t’aimerai toujours ». Et, je me remémore combien cette phrase avait fait l’effet d’une bombarde en moi. Je sais à présent que cette sentence mortifère nous l’avons accompagnée jusqu’au trépassement de cet infini élaboré rien que pour nous. Puis, avec le temps, nous avons goûté au miel qui trouble l’eau chaude des tisanes. Mais déjà, nous terminions notre course dans le brouhaha d’un enterrement perfide où le silence prenait toute la place. Où le sentiment devançait toute... [Lire la suite]
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