mercredi 24 octobre 2012

Mes yeux sont des aventures.

Le jour se façonne. Des graviers sur le chemin crissent sous nos pas. Mon cœur sur ton épaule, nous traversons la campagne. Du raisin et des champignons encerclent l’air qui nous entoure. Prisonniers dans la parenthèse que nous dessinons. L’aube sera goulue, nos désirs insatiables. Nos racines ont des ailes. A perte de vue, à perte de chemins, nous ensemençons le soleil, qui nous le rend bien. Tu es venue et tu repars. Ouille ! J’ai une ecchymose du côté gauche de la poitrine. Vais-je pouvoir me suffire de toi dans mes... [Lire la suite]
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mardi 23 octobre 2012

L’écriture est un déplacement.

Le partage, même virtuel, nous change et nous n’en savons rien. Il remplit nos auges jusqu’à leurs rebords. Nous y penchons nos lèvres, nous y buvons jusqu’à nous sentir  les rois du désert. Parce ce que c’est toujours dans l’abécédaire de l’autre que l’on trouve son propre alphabet : nous devenons des voyelles stridentes parmi la flopée de consonnes rugueuses. Tu sais, ma misère n’a pas d’âge. Elle scrute l’arc-en-ciel pour en découvrir la couleur salvatrice. Et puis, quoiqu’il en soit, nous connaîtrions l’écoeurement... [Lire la suite]
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lundi 22 octobre 2012

Des soupirs et des rêves cassés.

En bas, l’écume recouvre la surface agitée, et, dans la proéminence des regrets, une île a poussé, un lot de terre est resté vivant. Un espace mémorisé reflue et nous sommes hors d’eau, hors du courant qui tire vers la dissolution des terres. L’horizon est tout empilé sur une ligne d’eau, une ligne de démarcation. Des voix remontent avec les vagues. Des paroles et des histoires claquent contre le mur qui nous sépare. L’air marin gonfle notre voile. L’air remplit nos poumons. Nos voix expirent des notes posées sur la partition d’arpège... [Lire la suite]
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samedi 20 octobre 2012

Le nombre multiplié.

Je crois qu’écrire m’ouvre à l’absence. A toutes les lacunes. A l'écart bouleversé de son chuchotement prostré. Parce que tu es cette présence décharnée de corps traduisant l’abattement mélancolique qui me tire vers le néant de moi-même. Et même si on ne conjure ni son sort, ni la mort, nos brouillons de vie demeurent des cacophonies indescriptibles, des pages de ratures illisibles. Mille traits dans un seul. Des voix individuelles s’élèvent dans un stade rempli à son comble. Autant de voix, autant de personnes. La multitude, la... [Lire la suite]
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vendredi 19 octobre 2012

Nous étions deux, habitant la même vague.

  Une odeur soyeuse de pâte tiédie, un désir autolâtre sorti de son four, nos besoins de remplissages d’amour, et toutes nos faiblesses étendues là sur la table à manger et à boire. Le monde humain n’était pas encore né que nous n’existions déjà que pour nous combler et nous compenser. Nous avons survécu aux troubles et aux embrouilles du quotidien. A tous ces imbroglios usuels récurrents, absorbants l’attention jusqu’en oublier complètement la musique des cœurs et le déchiffrage des communions fusionnelles. Nous étions... [Lire la suite]
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vendredi 19 octobre 2012

Alexandre Jollien.

« Être vrai, me dépouiller des masques, oser l’abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l’existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du cœur, tout un art est requis. C’est celui-ci que j’ai librement esquissé ici. Comment s’abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment goûter la joie sans nier le tragique de l’existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ? Ce Petit Traité de l’abandon... [Lire la suite]
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jeudi 18 octobre 2012

Mon cœur est une membrane extensible.

Aimer, c’est être autre. Perpétuellement autre. Ma peau connaît la nouveauté de chaque aube. La chair s’éprouve de l’accent des ondes qui s’échappent des feuilles à chaque saison. Je me confronte toujours au paradoxe de la comparaison entre hier et aujourd’hui, mais j’ai conscience que leurs ressemblances n’ont aucune analogie véritable. Chaque émotion est novatrice et ne peut être le calque d’une précédente. Je viens à toi transporté par les sonnets de mes frissons. Différentes musiques m’accompagnent. L’air est malin, il n’en fixe... [Lire la suite]
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mercredi 17 octobre 2012

Tout est suspension.

Depuis ton départ, chaque nuit, je relis le jour. La blessure à l’air libre me fait dire autre chose. L’absence est une porte d’ébène infranchissable. Je crois qu’écrire ne veut rien dire. Tu le vois bien, tous les mots s’enfoncent dans le vide comme d’énormes clous auxquels chacun s’accroche comme une mouche à son cheval. Mais tout ce qui se termine n’achève pas le début, n’achève rien. Tout est suspension. Linge étendu au poteau des exécutions probantes. Dérisoire parcours d’éphémère, des gouttes d’amour par milliers perlent sur... [Lire la suite]
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mercredi 17 octobre 2012

Kay Redfield Jamison.

La lucidité fait place à une confusion accablante..., on devient irritable, mauvais, craintif, insupportable, totalement égaré dans les plus sombres cavernes de l'esprit. Et cela n'a pas de fin, la folie creusant elle-même sa propre demeure. " - De l’exaltation à la dépression -   Extraits : -     "Mon corps est inhabitable, il n'est que fureur, sanglots, destruction, déchaînement. Dans la glace, je vois une créature que je ne connais pas mais avec laquelle je dois vivre et tout partager." ... [Lire la suite]
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mardi 16 octobre 2012

À la pointe de l’abandon.

Parfois, le mal-être simplifie le jour dans sa plus simple expression, il devient une lueur incommensurable dans mon dedans. Je me rends bien compte que je ne suis qu’un tout et son contraire selon les circonstances. Je me défige de ce que je suis et je deviens peu à peu un accueil pour l’existence. Je ne sais même plus si ce que je crois donner c’est vraiment moi qui le tends. J’avoue que cette défection de l’appartenance me trouble. Serais-je ivre du matin au soir et en aurais-je oublié mes gestes et mes dires, qu’il en serait... [Lire la suite]
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