mardi 11 février 2014

Une cicatrice traverse la montagne.

La vie comme le vent, c’est le mastic des heures mouillées. La nuit qui s’éclaire dans le balbutiement des souffles inédits, c’est le dérisoire qui devient extravagant. Il y a dans la force de la mort tous les regards restés coincés entre les rives. Nous deux, nous sommes le cadeau hors norme forçant la légitimité de l’être. L’amour.  Criblé de balles à blanc, nous étions les victimes consentantes des baisers qui s’envolent. Une colombe éternelle plane sur nos cœurs. Le vent acquiesce au calme qui le suit. Le vent n’attend... [Lire la suite]
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lundi 10 février 2014

L’espoir, dans sa robe décousue.

Je cours sur l’horloge et je trotte sur l’encre. Je veux laver les gousses de l’air avant de les respirer à nouveau. Une vie d’amour s’efface comme les fleuves disparaissent dans la mer. Le bruit des vagues est tout ce qui me reste. Et le vent nettoie la mémoire. Le feu connaît la passion liquide qui remonte jusqu’au ciel. Mes mains sont les pales tournantes du moulin. Le grain de nos peaux se mélange à la farine des ombres. La vie déraille depuis plus de vingt siècles. Chaque jour qui passe est un déraillement du hasard, et cela... [Lire la suite]
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samedi 8 février 2014

L’œil du bourgeon.

Remplis d’échardes naïves, nous voilà à lustrer les barreaux de nos prisons. Vêtus de pyjamas rayés, nous sommes les détenus volontaires marchant dans une cour hermétique. Nous voilà parvenus au lapsus de nous-mêmes, à la dérision des fouilles introspectives qui ne remuent qu’une vase fumante. Nous arrivons aux portes de l’indéfinissable et du bonheur malmené.  Ton ombre est une fine enveloppe de bruits délicats. Elle crépite comme un buisson de fougères sèches balayé par le vent. Il ne peut y avoir de durée en dehors de celle... [Lire la suite]
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vendredi 7 février 2014

J’ai perdu ma liberté d’aimer dans un seul amour.

A présent, tu peux m’offrir du vin, ma gorge est un tonneau que la rivière traverse. La vie et le rêve sont la conscience du monde. Aimer ne suffit pas à surmonter la peine, mais la légèreté du papillon est complice à son envol. La joie est cette veuve incontournable venue mourir dans la paume de ma main. La mort dans son arrachement intempestif n’a pas d’autres couleurs à proposer que l’exclamation rugissante qu’elle colporte. Que devrions-nous être, témoin ou juge ? Toute une vie a été mise sous la pression de la conscience.... [Lire la suite]
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jeudi 6 février 2014

Bien plus que des mots.

Sur mes genoux traîne un vieux fouloir, celui-là même que nous utilisions pour hisser un drapeau au-dessus de nos cabanes. Mes rêves ne retournent plus incessamment la tête. Tout mon passé est désormais dans la main du jour qui se lève. Quelques mouettes libèrent leurs déjections visqueuses sur leur passage, plus rien n’est comme avant. La terre a de nouveaux parfums de cire et de feuilles. La vie triomphe du miroir dans lequel elle s’était enfermée. L’éternité ne pèse plus le poids du sable qui s’écoule sur la rive.  A... [Lire la suite]
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mercredi 5 février 2014

Krishnamurti

" Nous vivons fragmentés. Nous sommes un personnage au bureau, un autre dans notre foyer ; nous parlons de démocratie et sommes autocrates en notre cœur ; nous parlons d'aimer le voisin que nous tuons pas notre esprit compétitif ; une partie de nous-même travaille, regarde, agit indépendamment de l'autre. Êtes-vous conscient de la fragmentation de vos existences ? Est-il possible à un cerveau qui a mis en pièces la structure de sa pensée de percevoir le champ total de la conscience ? "  
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mercredi 5 février 2014

Dans cette poche d’air et de rêve.

Dans le voile du jour, flotte l’air marin que la colline a oublié. Sur le bord du silence, un frisson touche à la vague disparue. Je te voudrais jubilation dans l’ombre et tu ne cesses de faire disjoncter la lumière. L’air qui porte ta voix, je le respire avec mes oreilles. J’ai recopié tes yeux sur la jetée accidentée où je t’ai solidement amarrée. Dans la brèche ne vois-tu point venir le renard attiré par l’os de la foudre ? Tes bras sont des branches pour les oiseaux de passage et mon cœur est un fromage tombé au fond des... [Lire la suite]
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mardi 4 février 2014

J’ai faim de lampes allumées.

Je te survis en dehors du deuil exigu des larmes. Mon sanglot est un ballon flottant près des nuages. Posées un temps sur la fontaine, les hirondelles se sont transformées en briques poussiéreuses. Le blanc sépare la parole de sa détresse. Nous avons bordé la joie effroyable du désastre. Et maintenant l’orage de la nuit ourle jusqu’au bout de la clarté. Nous nous sommes rassemblés dans l’étincelle effilant les angles morts que le silence retient dans sa bouche. Nos cœurs s’y abandonnent. L’ardeur est apatride.  Le jour... [Lire la suite]
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dimanche 2 février 2014

Complices inlassables.

Tu es le coquelicot que j’ai ramassé sur les bords de la roubine où nous allions marcher pour nous détendre. Tu n’as pas flétri. Ton rouge a conservé toute sa puissance. Tu es la fleur unique et éternelle qui repose dans le vase de mon émotion intacte. Tu n’as pas d’odeur, mais tu embaumes encore mes moments de cafard et les heures lourdes s’effacent comme buée au soleil. Comme des ronces gisantes, les sauterelles dorment sous la paille bleue du ciel. La parole émue a des accents déchirés comme des voiles d’amour percés d’angoisses.... [Lire la suite]
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samedi 1 février 2014

Récapitulatif. 1.00

  Le temps s’est désaccordé, il longe la muraille de l’éternité. J’entends l’écho de ta voix sur le versant qui me fait face. Retentit encore à mes oreilles, l’interjection gouleyante qui faisait briller tes yeux plus que d’ordinaire : « Vamos a la playa… el sol, el mar, et nous ! ». Quelques bribes de sourire s’épellent, les yeux brûlants comme des chandelles de Noël, et puis nos mains entrelacées sont devenues les véritables chaînes de nos cœurs.  Notre course inachevée ressemble à l’écriture qui... [Lire la suite]
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