vendredi 13 décembre 2013

Henri Bergson.

« Chacun de nous est un corps, soumis aux mêmes lois que toutes les autres portions de matière. Si on le pousse, il avance; si on le tire, il recule ; si on le soulève et qu'on l'abandonne, il retombe. Mais, à côté de ces mouvements qui sont provoqués mécaniquement par une cause extérieure, il en est d'autres qui semblent venir du dedans et qui tranchent sur les précédents par leur caractère imprévu : on les appelle « volontaires ». Quelle en est la cause ? C'est ce que chacun de Dons désigne par les mots « je » ou « moi ». Et... [Lire la suite]
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dimanche 6 octobre 2013

Olympia Alberti.

« Je vous regarde, mon amour, et il me semble que j’apprends à naître, que des regards viennent au bout de mes doigts, de ma respiration, que ma peau se dilate de la lumière d’aimer, que du ciel agrandit mon regard de plus de bleu et que je vais me dissoudre de cette porosité qui me fait l’être comme une seule traversée. Comment m’étonner de la tourterelle qui s’ébroue dans ma gorge, de mon cœur qui s’affole et bat des ailes dans une cage si étroite pour contenir et embrasser tant d’éblouissement ? Ce qui me prend et... [Lire la suite]
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vendredi 16 août 2013

A lire, Blog chez Sophie

Un soir de cendre et d'ombre Je n’ai pas faim, je n’ai pas sommeil, je n’ai pas envie. Je suis un désert de soif ; je crains le cœur d’amertume qui apparaitra, lorsque toute la gangue des petits espoirs se sera brisée. Malgré tout, quelque graisse grise logeant toujours en mon crâne et me faisant penser, je me saisis de moi-même, et d’un récit de peau, je fais un récit de possible : je métaphorise, et mon esprit respire… Il danse, sur la corde aux mille comparaisons, cette pavane de plainte pour le cœur inquiet,... [Lire la suite]
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jeudi 8 août 2013

Jean Marc LaFreniere

Nous avons tous le même âge. Les plaies ouvertes par la mort d’un ami, même les mots du coeur ne peuvent les fermer. Alités sur le gouffre, les rêves au fond de soi, on les regarde vivre au-delà des fenêtres sans pouvoir les toucher. On se tient assis au bord du vide sans pouvoir s’éloigner, avides, assoiffés, à l’affût d’un éclair, d’une échelle, d’un sourire. On lance dans le puits du souffle un petit seau d’espoir pour recueillir des miettes qui deviennent montagnes. On voudrait bien tenir au bout de son crayon les images... [Lire la suite]
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mercredi 19 juin 2013

Michel à Franquevaux.

Parce que, quand même. "Parce que, on ne sait pas, si on rentre, encore, si tout s’achève ou continue, la moisson déposée, le fil, dans la main et les étoiles au ciel. Il fait beau et, quand même, sur l’œil, le noir. La vie en son détour, sont revenus les signes et les cœurs où sont encore les silences, les doutes et le silencieux sillon. La voix claire mordue, le sommeil du souverain, la place sous le ciel, le droit, la vengeance, le retournement et la suite, il file sur l’air pur, il boit des yeux de nacre. Il dérobe un à... [Lire la suite]
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mardi 16 avril 2013

Maria-d

Etreinte de l’œil. Silence de l’œil orbite de givre vidé au bord du fleuve nuit éteinte qui bruisse et s’enivre de rêves étreinte de l’œil vertige d’une tempe accrochée à la lune la vie est de sang et de glace encens chaleur rouge au miroir de l’intime plume de l’ange au bec de velours gracile est son cou serré le ruban de l’amour chagrin des lunes vertes à la bouche des étoiles mère du ciel offerte négresse blanche à la gorge de mangue langue déchirée sous les mots de la lyre nuit blanche perle noire femme d’ébène aux lèvres de rose... [Lire la suite]
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mardi 16 avril 2013

Jean-Marc La Frenière

 « … D’avoir tout perdu, on sauve mieux le reste. Si l’homme peut mentir, il peut aussi dire vrai. Plus on aura vécu en foule, plus seul on mourra. Je pourrais vivre sans tradition sans passé sans but, jamais sans poésie. Il n’y a pas beaucoup d’amour qui survit à la vie. Contrairement au mensonge qui ne peut être qu’éphémère, la vérité se reconnaît à sa durée. Elle continue toujours, peu importe la route. À se cacher derrière la mort, on néglige la vie… » Comme des poupées russes. A découvrir ICI.
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mardi 16 avril 2013

Ile Eniger

« … Il y a dans l'air un air triste, tellement triste que le mot triste ne le contient pas. Il y a dans l'air l'éclatante neige du cerisier, tellement éclatante que l'amour y abonde dans la poussée des terres, la poussière des pollens, l'abeille, et moi, et tout. J'habite maladroitement cet écartement du vivre, son abîme de racines, ses explosions de feuilles, sa présence incertaine et pérenne. Je ne dis rien qui ne soit déjà dit, je dis ce que je vois, ce que je sens, ce que j'habite… » Ile Eniger - Le monastère de... [Lire la suite]
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dimanche 13 janvier 2013

Brigitte Broc : Aveu.

Au fond des terriers l'ombre exige une toison à frôler, une chaleur à investir. On essaie d'écouter jusqu'au bout le frisson. Est-il possible d'enclore un tremblement, une boucle de laine, le regard de la biche ? En cette traversée de fougères clandestines, les peaux attisent leurs pétales, nivèlent cicatrices et plaies. Lorsque s'amorce l'envolée, se dénouent les lierres. Le liséré tiède des syllabes incurve les ventres. L'ivresse embrase le verger.   - Extrait du Blog de : Fileuse de lune. Et pour en... [Lire la suite]
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lundi 15 octobre 2012

Jean-Marc La Frenière.

« Ecrire, c’est habiter la terre, chaque couleur, chaque rayon de soleil, chaque grain de poussière. L’air se forme et se déforme, laissant de grands vides pour les remplir de rêves. Je m’invente un herbier avec la nostalgie de ce qu n’est pas là. L’espace ressemble au ciel et le temps aux nuages. Chaque seconde se compose un visage. J’ai besoin de si peu pour toucher l’infini, quelques pas sur la neige, le chant d’une gouttière, un bout de laine à décrire. Je laisse entrer la vie pour entrer dans la vie. »  - Extrait... [Lire la suite]
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