mercredi 29 janvier 2014

Les rêves ne dépendent plus de nous.

Tes yeux sont deux bulles de savon où s’éclate la routine. Nos esprits ont une anatomie trop exiguë pour déployer toute la douceur d’une tête qui se pose contre ma poitrine. Et puis, on s’oublie à trop penser à l’autre. Dans le transfert, c’est toute l’initiative affective qui se dérobe. La juste respiration est sans culture. Nos mains se touchent et se croisent. Nous conjurons l’étouffement. Nos cœurs sont des gosiers trop pleins et nos vies des infortunes à saouler. J’ai longuement pénétré le tableau muet de la terre intime et... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 08:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]