vendredi 17 janvier 2014

La corolle des cœurs humides.

L’encrier est ouvert. Un papillon se pose sur la plume. Notre jour écrit l’importance qu’il y a à se taire. Une fleur s’enlise dans la joie à venir. Je suis couvert de sang comme l’amour du premier jour. Le trouble du passé est encore devant nous. Nous respirons l’air aux pieds des labours. De longues tranchées silencieuses traversent nos gorges ouvertes. L’espace se décachette comme une blessure. La mémoire est furieuse. Elle a perdu sa notice. Hier s’étouffe comme un feu sans oxygène. Sans doute avons-nous trop brouté à la fumée... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 11:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]