mardi 15 octobre 2013

Là où rien n’est concret.

La mémoire nous ralentit. Les images défilent aux rythmes lents des films muets. On lit sur les lèvres. On déplie les visages de leurs mimiques coutumières. On se murmure à voix basse les mots restés prisonniers de la torpeur qui nous avait saisis dans l’alignement de la douleur. Notre petite voix intérieure prend la parole. Et le silence s’écoule, liquide. La pluie traverse les vitres. Nous sommes mouillés aux deux extrémités. Nos échanges se reflètent comme des paradis disparus sur les parois de verre qui nous séparent. Ils ne... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 05:20 - Commentaires [2] - Permalien [#]