mercredi 2 octobre 2013

Le surhaussement.

Notre chalutier est resté arrimé dans un port invisible et nous le peuplons de nos fantômes. Les gréements de l’embarcadère grincent chaque nuit dans nos rêves dissipés. Le frottement du bois et l’ondulation douce de l’eau laissent s’échapper des bruits qui paraissent venir du fond des cales. Le port inhabité expire de longues vapeurs marines. Nos vies antérieures macèrent comme des fruits mûrs dans de l’alcool. L’air est humide et il enduit nos fronts. Les yeux nous offrent un spectacle de désolation. Une crique mortuaire remplie... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 06:55 - Commentaires [1] - Permalien [#]