Escalader la nuit avec la corde de l’exil, aller retrouver le veilleur des rennes du ciel.

Nuits de fuites sans autre imprévisibles qu’un corps à corps défait de la matière.

La pensée amoureuse envoûte le feu qui calcine l’âme.

Orphée laboure mes champs désespérés.

Il y a tant de sang dans la lumière que ma déroute est rouge de ton ombre filetée.

L’amour est derrière la porte, l’amour conjugue la mort avec l’œil du cyclone.

Je croyais te tenir dans le testament de tes cendres, mais tu es un miroir d’émotions posé sur le jour qui se lève.

La vérité me conduit sur la route du vent.

Petit papillon posé sur la peau du jour, je m’efface derrière le mausolée des hautes cimes.

Je m’affaisse et m’écarte du balcon où les rêves s’envolent, légers.

Responsable des fuites de mon cœur, ma liberté joue avec les secousses que le silence conserve au plus profond de mes abîmes.

 

- Bruno Odile - Tous droits réservés ©