« … Il y a dans l'air un air triste, tellement triste que le mot triste ne le contient pas. Il y a dans l'air l'éclatante neige du cerisier, tellement éclatante que l'amour y abonde dans la poussée des terres, la poussière des pollens, l'abeille, et moi, et tout. J'habite maladroitement cet écartement du vivre, son abîme de racines, ses explosions de feuilles, sa présence incertaine et pérenne. Je ne dis rien qui ne soit déjà dit, je dis ce que je vois, ce que je sens, ce que j'habite… »

Ile Eniger - Le monastère de l'instant (à paraître). ICI.