02-07-09
→ 74 - Sans pensée aucune…

Sous la peau, la mesure parfaite de l’amour. Le pouls des rumeurs douces purifiées des extases frémit de son abandon à l’ivresse. Debout, l’affection se tient debout !
Ames ouvertes, litières débordantes aux fuites et aux rages de vaincre, nous vivrons vaincus de nos désirs, à l’insolence de nos rigueurs à nous habiter de nos ciels de tempêtes et de nos étoiles dansantes.
Souffles des souffles, puissance à nous détruire de nos plus beaux rêves et de nos chaudes espérances, ta bouche est mon cornet où salive le merveilleux et l’imprévu et où s’aligne l’herbe de mes aubes éternelles.
Je t’approche dans la perpétuelle renaissance des sens et des émotions. Et de ton seul visage j’en découvre mille.
Présent infini où se trouble l’heure, chagrin venu mourir dans le rire de tes yeux, monseigneur mon cœur, vous m’offrez la rose féconde des parfums qui transpirent les peines à genou venues prier que dure le temps, que perdure la défloraison des heures neuves à vous chanter.
Hier gît là comme un étranger et dans tes mains de ouate, l’orgueil s’étouffe comme un feu qui n’a plus d’air.
La promesse sonne de sa violence à donner jour aux caprices de sa joie souveraine. Tes mots, mon amour, glissent dans nos sources réunies. Trempe donc ta vie dans la mienne ! Et tremblons ensemble cette nouvelle crainte à nous dévoiler au-delà des mirages, à nous extirper de nos ingrates humanités.
Nous étions solitaires et dépourvus et nous voilà rassembler à nos nudités concédant le miracle de nos dépossessions.
L’univers est bien trop grand pour que nos flammes le brûlent. Assied-toi prés de moi et regardons à l’horizon se dessiner l’abolition de nos pitiés à nous concevoir seulement sur le haut des vagues. Regardons à l’horizon se traduire nos marées en salins, nos tumultes en abreuvoir et nos amours en flèches d’exils.