29-05-08
0510 -

C’est lorsque je baigne dans ma nature que j’ai le plus l’impression d’être moi-même une nature.
0509 -

Le mot est une jouissance qu’il me plait de sculpter pour l’arracher à l’émotion qu’il renferme et pour convoquer l’énergie puissante et narcotique qu’il transporte.
0508 -

Comme un idiot, de moi, je répare le monde. Le croire m’évertue à être.
0507 -

Le chaos n’est que la paupière désespérée d’un vide qui se remplit. C’est la nostalgie qui me rappelle que j’ai vécu.
0506 -

Seule la mémoire peut être le bouclier du néant.
0505 -

Espérer et redouter sont les deux verbes qui nous ajustent à la vie.
0504 -

Pour me commencer, je meurs d’abord de chaque seconde.
Tout s’amoncelle se superpose pour finir d’un rien où le vertige prend place. De deux choses l’une où il émerveille où il inhibe à toutes confrontations.
0503 -

Le silence supporte le langage pour ne pas se désespérer d’une solitude silencieuse.