LA COLLINE AUX CIGALES

Dépotoir et déposoir de mots, de pensées... Ici repose mon inspiration et mon imaginaire ; une sorte de maïeutique effrénée et dubitative et il me plait de pouvoir partager à qui veut bien.

24-05-08

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derain

Il faut passer pour aller

Il faut aller pour bouger

L’immobile transgresse le mouvement

Le figé mue de sa permanence

Nous n’enterrons rien

Nous prolongeons

Six pieds sous terre l’aveu de soi

N’est qu’une graine à germer

Du jardinier dépend la bouture

Des semences naissent des fleurs

Tantôt fanées, tantôt resplendissantes

Seule la mort définitive enterre.

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« …Donnes-nous ce dernier homme, ô Zarathoustra, s’écrièrent-ils, fais-nous devenir ce dernier homme ! Et nous te faisons grâce du surhomme !... »

- prologue de Zarathoustra page 27 - NIETZSCHE -

Posté par lacollineauxciga à 19:43 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

0495 -

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Se rapprocher du geste pour en mieux saisir le mouvement, voilà une pensée qui m’effleure et dont je ne saurais dire tant je ne sais qu’à peine marcher, courir ou danser ou grimper.

Le corps est cette architecture mécanique où la vie prend vie et s'abreuve des sens pour nous propulser dans le réel et nous l’offrir.

Mais qui du mouvement ou de la pensée agit sur l’autre pour en induire son comportement ? Les gestes empiriques et ordonnés nous écartent et nous éloignent tant de ce que nous sommes parfois. Le mouvement m’attribue tant de reconnaissances sociales qu’à me voir bouger on doit sans doute deviner par quelle éducation je suis passé. Savoir saluer, serrer une main est à l’image des rites cultuels qui se sont amoncelés avec le temps. Mon corps exprime toute la méconnaissance qu’il a de lui et se tortille quelquefois dans une danse qui n’est pas sienne. Je ne me considère pas homme de cirque façonnant mon corps pour trapèzer ou jouer les équilibristes sur une pyramide humaine et cependant ne suis-je pas comédien de mes propres élucubrations ? Rien n’est moins sur.

Je ne sais si le mouvement m’unie et m’authentifie ou si au contraire il m’éloigne de ce que je suis en grimant une réalité pas toujours conviviale. A jouer de la guitare, je me suis vite rendu compte que nous n’étions pas tous accordés de la même façon. Que la main exprimait malgré l’ordre raisonné qui lui était donné, sa façon à elle de réaliser l’acte. Avec une légère sensation que d’être dépossédé du mouvement qu’elle était entrain de s’accomplir, je me suis senti comme étranger à sa dextérité à se mouvoir. Si j’avais une main de géant, sans doute, même les cordes ne me seraient touchables avec la douceur requise pour cet exercice.img_1150810741789

Il me plait alors de penser que je ne suis qu’une poussière de bohème. La surface de la réalité reflétant l’invisible force prise dans un flux de lumière. Et combien il est agréable parfois de chevaucher une onde imperceptible. La lumière n’atteint jamais le miroir qu’on le dise à Platon, la caverne est lieu où se reposent les ombres et où elles se jouent un concentré d’excès.

Oui, je suis libre d’initier le mouvement et de propulser l’acte…parce que je ne sais faire autrement que de me multiplier de moi-même. La vérité se fou tellement de l’opportun.

Lorsque le corps parle plus fort que la raison, la gestuelle prend le pas sur l’incertitude.

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Question :

medee

Qui te dit que tu n’es pas l’acteur d’un rêve ?

Posté par lacollineauxciga à 19:35 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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