23-05-08
Les chevaux de l'amour
C'est un merveilleux poème écrit par un poète français (1920-1951) qui est mort très jeune mais a écrit de nombreuses poésies. Certaines ont été mises en musique par différents artistes (en autre Julos Beaucarne, Morice Benin, Michèle Bernard, Martine Caplanne, Marc Robine) et ces poèmes deviennent des airs d'une profondeur extraordinaire.
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Lorsque la nuit déborde de l’invisible
Lorsqu’elle bave l’odeur des lignes
Le parfum des traits alignés aux plages blanches
Accorde à l’ombre la lumière qu’elle n’est plus
Qu’elle n’a plus, qu’elle ne peut plus être
Saccade après saccade
Les brumes successives de nos navires lourds
De leurs amas de désirs noués
Tel des cordes sèches et laisser à l’abandon
Des soleils arides que l’été désemparent
Les fièvres se rejoignent, resserrent les ombres
Confiant aux températures le degré l’union
Afin que les mains fébriles de l’acte
Façonnent l’espérance aux couleurs
Des rives sans écueil
Pour que la vie puisse poursuivre
Le chemin que nous avons jeté
Aux étoiles de nos sommeils
Lorsque je ne sais si je touche encore
A tes terres ou à tes lèvres
Lorsque l’arbre aux racines séculaires
Agitent ses branches et ses feuilles
Comme pour peindre le ciel
D’humeurs et de soupirs neufs
C’est en moi le premier homme
Qui exclame ce qui le désempare à être le dernier
L’un noyant l’autre
Aux racines retorses des rassemblements impossibles
La mémoire se leurre du rêve que la raison lui conseille
Chimère et phénix en un seul panier
Cohabitent et coexistent
Dans le tombeau de l’oubli renouvelé
Où la réplique est gageure
Et la mue incessante me projette
Dans cet inconnu à hauteur de bras
A hauteur de cœur
Où se libère l’entre deux.
Question -

L’homme est-il perfectible ?
Question -

Faut-il enterrer son passé ?