LA COLLINE AUX CIGALES

Dépotoir et déposoir de mots, de pensées... Ici repose mon inspiration et mon imaginaire ; une sorte de maïeutique effrénée et dubitative et il me plait de pouvoir partager à qui veut bien.

22-05-08

0493 -

degas_woman_kneeling

Faut-il quitter son monde pour être en mesure de rejoindre l’autre, ou suffit-il de le mettre en sommeil un temps ?

Avons-nous le goût du sacrifice ?

Posté par lacollineauxciga à 22:33 - Commentaires [26] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Suzanne - Léonard COHEN

<div><object width="420" height="308"><param name="movie"value="http://www.dailymotion.com/swf/x54yul&v3=1&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x54yul&v3=1&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="308" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x54yul_francoise-hardy-suzanne_music">Fran&ccedil;oise Hardy - Suzanne</a></b><br /><i>envoy&eacute; par <a href="http://www.dailymotion.com/funnytoo">funnytoo</a></i></div>

Posté par lacollineauxciga à 19:50 - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

0492 - Souffrir la souffrance à n’en plus souffrir.

continents

Souffrir la souffrance à n’en plus souffrir. Et pour quoi faire ?

Ce mal qui nous déséquilibre et nous emporte là où les ruisseaux débordent…la souffrance du mal devenue sourde aboie ses souffles aux lunes noires des ciels sans éclats et ce n’est qu’un autre mal encore en lui supérieur qui efface pour l’instant le suintement et le grincement des révoltes du soulagement.

Les bruits s’ajoutent aux bruits et les cloaques se fondent dans une pâte à vacarme déclinant le particulier au profit d’un tout disloqué, noyé dans une masse vrombissante. L’âme se mord la langue.

L’instinct intente, poursuit, essaie de saisir l’immatériel mais perd la piste et s’incrimine, se culpabilise de ses incompétences à ne point savoir obturer, colmater les fuites. Les vaines tentatives de la raison se lamentent de leurs incompréhensions. Et le mal rayonne de ses foudres à limoger, à culbuter et à dissoudre les apparences devenues visibles et incorrigibles.

Inutile de courir après un pudibond bonheur encéphalé des esprits contrariés, la joie ne peut, ne sait, occuper le moindre espace en ces lieux ravagés et tourmentés. Vouloir compenser serait sottise. La réalité se souffre et rien d’autre.

Opacifié de soi-même, la rente se contente de son accomplissement. Tout est vaguement clair, et le flou occasionné par la tempête n’offre aux sentiments qu’un paysage globalisé et sans visage.

Se défaire, se déshabiller de tout son être, de son passé comme de son avenir, se mettre nu de tout artifice, de toute collaboration, de tout accompagnement reste la seule tangente possible à cette droite sans droiture. Pareillement, il est inutile de chercher dans l’enfance une possible fente, une possible ouverture, une possible main tendue. Le noir se sacrifie au noir d’un noir encore plus obscur.

Et puis, peu à peu, les terres de l’imaginaire, seul endroit où l’envers converge avec l’irréel de la matière raisonnée, vient prendre place pour s’accoupler à la souffrance qui n’en finirait pas. Le tremplin. Le voyage sans amarre, délesté de l’entrave, d’un non rompu aux cordes nouées, entame sa fuite vers une éloge passionnée de ce à vivre qui résonne, des ces grelots impétueux qui hier encore donnaient à l’heure ses ciments de blocs. Amplifiée le mouvement du songe vagabonde sans complexe aux confins de degas1l’inextricable, l’effleure, le contourne, le caresse, l’approche et le fui en même temps. L’intolérable est repu. Le jouir s’extrapole et défroque la retenue toujours tendue telle un jonc en quête de l’immensité par laquelle la lumière compose ses rayons virtuels.

Les petites revanches sont tristes. Les bribes d’humeurs sont aux plafonds des vengeances inconscientes de simples brindilles de pacotille que la vérité de soi oubli et purge de ses baveuses inconstances. Etre dans les nuages et les faire circuler accompagne les soupirs vers d’autres étendues. Ce qui est trop mûr ensorcelle la confiture des âmes indignement tenues en joug. Et le tireur n’est que l’expression du mécréant rongeur des répugnances qui nous affolent.

Il y a ce plaisir, quand on modèle et orchestre une tête, de fermer ses yeux pour ne plus voir ce que l’œil absorbe au-delà des rétines et d’imaginer la lourdeur de l’apesanteur comme un parfum qui s’évade…ailleurs.

Posté par lacollineauxciga à 19:01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

0491 -

carla_web

Brusquement

Ce soir une lumière s’est éteinte

Et de l’obscur au blanc

Le clignotant est vertigineux

Mais dans ce naïf instant

Le ciel a repris son ampleur

Et m’a dévoilé ses milliers d’étoiles.

Ce qui demeure caché

Cependant

C’est le feu qui m’incendie.

Posté par lacollineauxciga à 13:03 - POESIE - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1