LA COLLINE AUX CIGALES

Dépotoir et déposoir de mots, de pensées... Ici repose mon inspiration et mon imaginaire ; une sorte de maïeutique effrénée et dubitative et il me plait de pouvoir partager à qui veut bien.

20-05-08

488 -

angoisse

Artiste de moi-même, ma toute première blessure, c’est moi.

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0487 -

andromede

L’utopie justifie rien, elle est même le paradoxe de l’injustifiable.

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0486 -

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J’écraserais tous les paysages du monde si je pouvais voler à celui de l’enfance.

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0485 -

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À vouloir aseptiser la vie de toutes ses crasses c’est faire belle part à la mort.

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0484 -

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L’utopie solitaire reste assise dans les rêves alors que l’utopie partagée court sur l’agora des vagabonds.

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0483 -

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C’est lorsqu’on n’arrive plus à aimer que la haine vient de la ressemblance.

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L’errance ne sait où marcher si l’utopie lui manque.

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Une utopie est la branche possible de l’arbre qui n’existe pas encore.

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Le déterminisme enlève à l’utopie sa part de doute.

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0480 - Insolente utopie...

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Insolente utopie que de vouloir refaire le monde…

Que referait-on qui ne soit pas autre chose que nos propres projections ? Seul le délire de l’humanité peut avoir la puissance nécessaire à s’exposer à l’audace de l’imaginaire.

Le rêve, cette part d’inconscient, mais aussi cette libération du frustrant, accorde à l’amplitude l’espace susceptible d’ouvrir d’autres espaces.

Nul n’est dupe, avec le mot Utopie s’associe cette idée toujours révolutionnaire qui s’associe au Bonheur. Le réel n’accorde que si peu de place à l’idéal, qu’il nous faut bien compenser. Construire de nos mains et de nos pensées le réel fabulé. Celui des contes de l’enfance comme celui de l’adulte soumis à la dérision de la liberté encadrée.

De nos jours, il semblerait que nos concepts effrénés et bousculés par le mouvement rapide, dans lequel se confond d’ailleurs le vite et l’urgence, nous voulions imaginé l’idée comme un accessible maintenant et tout de suite qui se décale avec l’idée de concevoir un idéal au futur.

La part de rêve a toujours bonne figure néanmoins tant elle s’offre à l’estropélation de l’immédiat ne voulant tenir compte du réel.

L’art est cet irréalisable qui nous propulse vers un ailleurs, loin des chimériques discours passéistes. La création incombe à l’homme. Mais ce n’est pas une responsabilité c’est une ouverture. L’innovation est une main tendue vers la supra dimension du surhomme que nous souhaitons être. Il me plait de t’imaginer ronde, généreuse, ouverte aux frissons des âmes constellées, tendre au toucher, la jupe de vie à hauteur du cœur… L’utopie loin de tout empirisme, de tout concept intellectuel, plane et enjouée du monde du senti sans lequel tout repère matériel s’enfuit. Imagines, si je ne connaissais point la brûlure comment pourrais-je me défier de la gelure ? Toute théorie de l’utopie est sa mort même. Aucun sac, aucun panier ne peut la contenir, elle est toujours là où on ne l’attend pas. Vaillante.

Impossible rivé aux finitudes de ce qui semble

Architecture de l’inconstruction comme une illusion

Tu grimpes pourtant bien plus loin que mes pieds

A fourvoyer le pensable doctrinal et le probant

A griffer l’ordinaire lassé de se répéter

Somatisant jusqu’aux perles profondes du pensable

Tu te présentes à moi tel un démiurge de l’absolu

Mais impossible à grimer, tu révoque tout impur

J’ai bu à ta santé pour rejoindre tes penséesphoto2f

Saoul de moi, l’ivresse n’est cependant jamais venue

Et je ne sais te construire puisque tu es impalpable

Rêve de mon rêve innocent

J’irais creuser là où il n’y a nulle terre à défaire

J’irais chanter mon silence là où tu sais t’extraire

Utopie t’est ma litière tu m’endors de ce que je ne suis pas.

Le mirage c’est le fourbe du réel. Et moi, je suis le fourbe escalier par lequel je crois descendre en moi. L’utopie offre de dissiper certains malentendus. Une nouvelle approche de l'individualisme est même envisageable grâce à la théorie des mondes possibles. Rêveurs éveillés, bonjour !

Posté par lacollineauxciga à 16:25 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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