LA COLLINE AUX CIGALES

Dépotoir et déposoir de mots, de pensées... Ici repose mon inspiration et mon imaginaire ; une sorte de maïeutique effrénée et dubitative et il me plait de pouvoir partager à qui veut bien.

16-05-08

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Ici tout se brouille. L’envers et l’endroit sont sans dessus-dessous. Il n’existe pas de mot rien que pour le mot. Ce qui se ferme ne cherche qu’à se rouvrir, ce qui s’ouvre qu’à se fermer. Quelle larme ancienne serait celle de l’eau nouvelle, quelle révolte qui n’ait rejoint l’obscurité serait rayon de lumière au Parnasse de l’inconstance du mouvement ?

L’histoire de l’inquiétude jamais assouvie perdure. Inutile d’inventer, elle sait toujours le chemin qui transcende. Inutile de l’appeler, elle sait revivre et faire trembler l’édifice. Inédite, peut-être, la plume inspirée, blessée, trahit. Qui saurait muter sur les rutilantes abjections que le vide propose à toutes négations ?

Le tourment s’agite telles les tentacules d’une pieuvre affamée de contacts. De l’aube à l’aube. De l’intuition à l’espérance. De l’aube du temps qui se conjugue au passé qu’il n’a pas encore fait vivre, la larme n’est que le seuil de la brisure. L’horizon n’est que cet espace à la portée d’un pas. Inaccomplie, c’est le clos territoire de soi. Le vivant aurait-il pour dessein de préserver ce qui lui échappe afin de renouveler l’acte qui préserve seulement pour combler à nouveau ?

Renier l’empreinte mère serait-ce la salvatrice leçon de nos aventures telluriques ?

Il n’y a pas de fin à ce qui ne commence pas, pas d’affirmations à la mimésis qu’énoncent nos formulaires de raison sans l’ivraie de l’interprétation de la réalité.

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Une intentionnalité aléatoire, est-ce ajouter du hasard au hasard ?

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La vraie distance qui se compte en année lumière c’est celle du dedans.

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À bien chercher c’est dans l’ineffaçable que je trouve le plus de ce que je rejette.

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Le vivant s’affronte de sa ressemblance… m’accomplir de mes ressemblances est l’acte de ma création. Tourbillonnante. Je prends le risque de m’affirmer dans la résonance de mes propres échos. Il faut tant aller creuser dans cette part inconsciente dont je suis sans savoir. Il est terrible le bruit du rêve qui vient trancher la réalité et que mon imaginaire ne sait soustraire à l’amendement de la raison. Il est ouvert ce rêve qui me conduit au-delà de moi-même, extirpant des pans entiers des torpeurs lancinantes gardées au rebut du condescendant correct pour la raison en forme de panoplie d’un juste réel.

Je suis à l’image de ce qui est perçu sans concession. Me reconnaissant que d’un autrement irréfutable pourtant à mon consentement. Poursuivis et taraudé par les grimaces des regards qui me désignent comme si l’image était l’habit ou l’armure de ce que je vis de moi-même. Corruption des croisements de regards inoculés des pragmatismes du milieu et diffus de déductions logiques. L’incohérence reste la force de différenciation. Etre différent pour différer la mort et l’épuisement que la perception dénie.

La ressemblance est cet accoutrement indispensable pour se fondre dans l’absolu des autres où aucun rejet, aucune exclusion n’est admise. La ressemblance est confirmation. Elle avalise que je ne trouble point l’ordre établi des choses et des volumes. Et même si l’illogisme est consenti, tel que toute création se rejette de la création, c’est mon image circoncise qui naviguera tant qu’elle n’écrasera pas le vide.

Le vivant traîne avec lui toutes les dispositions à traiter l’amplitude.

Finalement, ce n’est pas moi qui me joue du réel, mais lui qui a dernier mot.

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260308_174920ChapelleG

Ne t'éloignes jamais du sourire c'est ton plus sur ami !

Danses avec le soleil, tu as raison

et fais danser ton sourire aussi.

Pas besoin de picole, de staff ou de crash…

Les lèvres s’accommodent des plis

Et donne au visage tout ce qui lui manque.

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Les mots se sont posés dans l’espace rendu vacant, par la contrition et la rectitude pour en étoffer la dissolution et donner au noir son pouvoir d’absolu néantisation. L’écrit s’est risqué à réveiller les cendres refroidies. Rien ne résista du dit. Et les signes posés sur le papier n’eurent guère plus de prolongement, chacun livrant aux appétits des humeurs des sons différents.

De cette envolée aux rives du disparaître, la mémoire oublia le senti qui fait naître les mots et le partage devint flou. La parole de son engagement défendit l’instant, s’agrippa au contexte et impériale fit mine de convoiter l’éternité. Mais rien n’y fit. Elle demeura ce soliloque intempestif qui mesure le danger que les autres provoquent. Comme si hors de soi, l’ennemi était partout. L’émotion aidant, elle prit même des chemins étouffés qui crissent les chairs et provoquent les saignements de l’incompréhension.

D’écrire à s’écrire, le mot s’interpelle. Des profondes racines qui l’insufflent à la main qui le recopie, le duel de la justesse et de l’équité bat son plein. Et ce n’est qu’une part intérieure du vide qui s’étiole puis s’efface.

260308_163613Absents de nos ruines, le sillage des codes institués et les graphes se détruisent.

Dans la parole que j’ai de toi, tu te dissous. Approprié, le mot nous ressemble un temps. Mais la discorde qui suit absout et de ce dénivellement les eaux fluides du dedans laissent places à celles chargées des immondices de la rage ou de la révolte. Il aurait fallu, sans doute, être de ce mot clandestin et nomade qui se fraye une route là où ne l’attend point. Où bien être dans le signe d’avant-garde qui le rend divin de son inappropriation à l’immédiat.

Tu m’entends toujours mieux de mes silences.

Tes yeux ont voulu régner sur les phrases posées et inscrites comme un débordement de soi qui dévale dans les champs après la rupture d’un barrage. Dans l’ombre cavaliè260407_182252re les ombres se perdent. Des taches de nuit imprègnent le visible et le possible s’abandonne comme le ferait probablement une femme sans pudeur.

Notes, que je ne t’écris point, je te crie, et je te hurle de mes fondements, des mes caves souterraines qui veulent prétendre à cette compréhension qui adoucit le spectacle lugubre des non-sens comme des non-dits. Je te chante comme l’hirondelle siffle l’arrivée du beau temps. Je te libère de moi pour mieux m’offrir.

Peut-être un jour entre toi et moi sera le monde.

Posté par lacollineauxciga à 13:26 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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