11-05-08
0446 -

Le probable se décline comme une politesse réservée aux archanges des non savoirs et je m’étire du matin de lunes intrépides où se meuvent encore les délires inopportuns qui croisent le chaos des certitudes vertes, encore frêles des gestes qu’elles n’ont pas encore.
Derrière toi, devant moi, au-delà de nous, l’improbable diffuse ses glaçons givrés et l’atmosphère se trouble perlé de givre incandescent.
La brûlure est morsure. Ses gestes griffent le soleil et les oiseaux de nuage s’évadent à tire d’ailes de ce ciel sans couleur, pâle d’envergure. Là où neige le temps les échos cherchent leurs jambes.
Le probable s’encrasse des spectres du possible…penser se spolie des taches du temps. Au loin, une main tendue persiste à remuer…mais la constance s’en est allée, s’est retirée. Seul de mon taciturne reflet j’arpente la saignée solitaire.
0445 -

Ce qui ne s'attend pas arrive, éclabousse ou enflamme, fait vivre ou anesthésie.
La tempérance ne s'apprivoise pas, elle s'introduit, se pénètre, s'arpente et se gravite... Là où ailleurs c'est toujours pareil…de l'autre on ne fait que soi...et encore…quand ça vient…
0444 -

Animé par une exaltation bleue, de torrides sénescences vertigineuses coiffent l’insécable parure des libations antérieures… Sensations extatiques s’il en est, je suis seul de moi-même et rempli mon outre de ses cailloux rugueux aux appointances de simulacres. Antithétique, l’inutile se fait indispensable partout d’une errance d’utopiques territoires.