05-05-08
0401 -

De ton autre tu aurais voulu une ressemblance si parfaite que tu n’aurais plus pu te supporter. Il est différent et voilà que tu l’accables.
Ne serait-il point plus simple de t’arracher les yeux afin que tu puisses enfin t’accomplir de ce que tu es ?
0400 -

Nos habitudes de pensées et de langage nous cachent ou nous éloignent d’une réalité que nous ne concevons pas autrement qu’au travers d’un regard éculé. La réflexion comme mouvement de repli sur soi, nous conduit à prendre conscience de nos capacités à penser. L’expérience comme expressions des faits vécus subordonne l’indissoluble rapport entre âme et corps. Nous ne sommes que des messagers. Notre façon de nous comporter est en relation continue avec les êtres et les choses. Nos ambiguïtés sont les expressions directes et conjointes de nos soliloques et de nos rapports au monde. Se voir de dehors et se considérer comme étranger à soi est sans doute la seule façon d’effacer les illusions que nous pouvons émettre sur nous même.
Etre un homme ne se résume pas à être un animal affectif mais bien davantage à avoir une tache à accomplir… Disparaître.
0399 -

Le dérèglement systématique de nos sens ne nous laisse que peu de chance d’être dans la constance. Concevoir la durée c’est accorder une valeur au temps qui nous échappe, nous ne sommes pas le temps, ni même l’instant. Ce n’est que ventre à terre qu’on sait pourquoi, il nous est plus confortable d’être sur deux jambes.
0398 -

La liberté est un suicide. Pour être pleinement détaché de tout, il faut d’abord mourir de ce qu’on est. La Capitale de Soi est l’obstacle. Je ne conçois la liberté que nu.
0397 -

Soyons fous : raisonnons !
0396 -

À force de me compter, je suis devenu mon éternité. Quelle inconstance !